Non je ne m’arrêterai pas là. Cette envie de bouger commence à devenir un besoin incontrôlable au point que je suis capable de braver le rhume, le froid, le vent et la pluie pour aller respirer un peu d’air d’ailleurs. C’est ainsi que je suis partie en Normandie sur les traces de Jeanne d’Arc !
7h du mat’, mon réveil sonne. La tête dans les choux, je sais que si je me donne l’impulsion nécessaire pour sortir du lit, je vais vivre une journée formidable. Allez ma vieille, un tout petit effort… C’est partie !
Après une petite heure et demie de train, me voici à Rouen. Les yeux grands ouverts, prête à tout explorer de fond en comble. Le soleil n’est pas au rendez-vous mais je le savais. Ça n’enlève rien au charme de la ville et comme il est encore tôt, je me retrouve presque seule à sillonner les rues. À quelques minutes à pied de la gare, je découvre la Tour Jeanne d’Arc, un donjon construit en 1204 qui faisait partie du Château construit pas Philippe-Auguste.
Un peu plus loin, l’église de Saint-Ouen et son joli jardin. Lieu où la pucelle fut réhabilitée en 1456.


La nature se fait piquante et ténébreuse à l’image de l’église gothique qui trône – inébranlable – au milieu des arbres secs. Finalement, je commence à chérir ce temps.
Je m’engouffre un peu plus encore dans la ville pour découvrir ses jolies maisons à colombages, puis me dirige à l’Historial Jeanne d’Arc pour revivre le procès de la pucelle.

Une heure plus tard, le soleil fait son apparition et m’entraine devant la magnifique Cathédrale de Rouen face à laquelle je reste bouche-bée une bonne demie-heure avant d’oser y entrer.
Non loin de la majestueuse Cathédrale, Le Gros Horloge m’ouvre la voie vers la Place du Vieux marché, où mon âme de petite fille va s’emballer devant la Grande Roue qui s’y est installée. C’est également sur cette place que fut brulée Jeanne d’Arc.

La roue tourne, tourne, tourne et je commence à me demander où se trouve la Seine Rouennaise…
La voici ! Je marche sur le quai rouge et aperçois au loin le fameux bâtiment cylindrique du PANORAMA XXL.
J’avais très peur d’y perdre mon temps car les avis sont vraiment mitigés sur l’œuvre de Yadegar Asisi. Mais c’est un endroit magique qui nous fait voyager dans le temps de manière tellement réaliste – grandeur nature -, que j’ai presque oublié que la vue que je contemplais n’existait plus. À faire !
La fin de la course du soleil approche avec celle de mon heure de départ. Les derniers rayons viennent s’abattre sur Notre-Dame. Que j’aime cette lumière fraiche d’hiver. Une fanfare approche, un guitariste de rue fredonne du Bob Dylan. L’air est doux, alors je décide de faire une dernière promenade, face au soleil, qui me ramènera tranquillement jusqu’à la Gare.
Merci Rouen, je t’ai vraiment aimé.
Ca donne vraiment envie d aller y faire un tour.
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