Paris est un espace que j’ai du mal à apprivoiser. La grande ville me donne parfois la sensation de ne pas exister. Je suis arrivée ici perdue, et plus je m’y promène plus je me perds. Mais quand la nuit tombe, des étoiles artificielles se mettent à briller sur la Seine et l’urgence de vivre s’arrête. J’arrête de courir, j’arrête… Et je vis mieux.
C’est ainsi que Paris devient mon Lala Land. Suspendue aux ponts de la Seine, le temps ralenti. L’espace se colore d’un voile doux. Le rêve s’installe et je décide de suivre les lumières. Je marche le long des quais, avec le goût d’une soirée faussement romantique et de ce nouveau « lui » qui n’existe déjà plus.
La nuit, les hommes mentent pour ne pas faire tâches dans le décor merveilleux. Puis le soleil illumine le monde et la vérité crame tout sur ma pellicule argentée.




